Description
Si vous cherchez un Beaujolais qui réconcilie les sceptiques avec cette appellation parfois mal-aimée, le Fleurie La Madone de Trénel est exactement ce qu’il vous faut. Ce vin porte en lui toute la noblesse d’un terroir d’exception, celui du climat La Madone, perché au-dessus du village de Fleurie, et la signature d’une maison bourguignonne qui travaille le Beaujolais avec une rigueur et une sensibilité rares. Une bouteille qui mérite qu’on s’y attarde, qu’on l’ouvre avec soin, et qu’on la partage avec les bonnes personnes.
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## La Madone de Fleurie, un terroir hors du commun
Le climat La Madone doit son nom à la chapelle qui surplombe ce coteau emblématique de Fleurie, l’une des dix crus du Beaujolais. À une altitude généreuse pour l’appellation, les vignes bénéficient d’une exposition plein sud qui favorise une maturité lente et régulière du Gamay noir. Le sol, composé de granit rose décomposé et de sables granitiques, confère au vin cette tension minérale si caractéristique, cette légèreté de texture qui distingue Fleurie des autres crus. On est loin ici du Beaujolais de comptoir : on parle d’un vrai terroir de caractère, avec une identité géologique forte.
Trénel, maison de négoce-éleveur fondée en 1928 et basée à Charnay-lès-Mâcon, sélectionne avec exigence ses parcelles sur ce coteau. La philosophie de la maison repose sur un travail en agriculture raisonnée, respectueux des équilibres naturels du vignoble, avec une attention particulière portée aux rendements maîtrisés. Ce n’est pas une viticulture spectaculaire qui cherche à faire parler d’elle, c’est une approche humble et rigoureuse, centrée sur l’expression authentique du lieu. C’est cette discrétion assumée qui, au fond, donne toute sa crédibilité au résultat dans le verre.
Ce rapport entre l’humain et la vigne se ressent dans chaque millésime : Trénel ne cherche pas à corriger la nature, mais à l’accompagner. Les vignes, souvent âgées de plusieurs décennies sur ce secteur, plongent leurs racines profondément dans le granite, captant une complexité que les jeunes plants ne peuvent pas encore offrir. Ce lien entre ancienneté des ceps et qualité du raisin est au cœur de la démarche de sélection de la maison.
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## Trénel sublime le Beaujolais avec brio et finesse
Les vendanges du Fleurie La Madone sont réalisées manuellement, avec un tri sérieux à la vigne comme à la cave. Cette attention portée dès la récolte est fondamentale pour un cru comme Fleurie, où la finesse du Gamay ne supporte pas l’approximation. Les raisins arrivent entiers en cuve, ce qui permet d’engager une vinification en macération semi-carbonique, méthode traditionnelle des crus du Beaujolais, qui préserve les arômes primaires du fruit tout en développant une structure tannique souple et soyeuse.
L’élevage se fait principalement en cuve inox pour conserver la fraîcheur et la vivacité aromatique du vin, avec une durée raisonnée qui laisse le temps aux différentes composantes de s’intégrer harmonieusement. Trénel peut aussi recourir ponctuellement à un passage en fût selon les millésimes, mais toujours avec parcimonie, sans jamais chercher à marquer le vin de bois. L’objectif est clair : laisser parler le terroir de La Madone, pas le contenant. La mise en bouteille intervient au bon moment, ni trop tôt ni trop tard, pour figer l’équilibre trouvé en cave.
Ce soin dans l’élaboration se traduit par un vin qui se présente avec une belle cohérence d’un millésime à l’autre, ce qui est loin d’être évident sur une appellation aussi sensible aux aléas climatiques que le Beaujolais. C’est là que l’expérience de la maison Trénel fait toute la différence : savoir lire un millésime, ajuster les choix de vinification, et garder le cap sur l’identité du cru.
Le Fleurie La Madone de Trénel se présente dans le verre avec une robe rubis lumineuse aux reflets violets, d’une belle profondeur sans lourdeur. Le nez est immédiatement séduisant : on y trouve des arômes de pivoine, de fraise écrasée, de cerise noire, avec une touche florale élégante qui rappelle que Fleurie porte bien son nom. À l’aération, des notes de réglisse et d’épices douces viennent enrichir le tableau aromatique. En bouche, l’attaque est fraîche et précise, la matière est soyeuse, les tanins fins et bien intégrés. La finale, longue et minérale, laisse une impression de légèreté et de tension que l’on retrouve rarement dans des vins de cette gamme de prix. Avec quelques années de garde, deux à quatre ans sur un bon millésime, ce Fleurie gagne encore en complexité et en profondeur.
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Chez L’Épicurie Fine à Haguenau, nous avons eu le coup de cœur pour ce Fleurie La Madone de Trénel dès la première dégustation. C’est le genre de bouteille que l’on ouvre avec curiosité et que l’on finit avec regret. Elle accompagnera à merveille une volaille rôtie, une terrine de campagne ou un plateau de charcuteries fines. Mais franchement, elle mérite aussi d’être savourée seule, en bonne compagnie, juste pour le plaisir. Venez la découvrir en boutique, on sera ravis d’en parler avec vous.





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